Interview exclusive : Qui est Alexandre Allamanche ?

Alors que je viens de consacrer mon temps à la promotion de l’un de mes livres, j’ai les doigts qui chauffent et de la fumée s’échappe entre les touches de mon clavier. Pourtant, cela ne doit pas m’empêcher de vous présenter un confrère : Alexandre Allamanche, un auteur auto-édité, comme moi, qui a choisi d’utiliser la plate-forme Bookelis pour publier son travail. Pour rappel, il a publié un roman pour le moment : Le Treizième Empereur. Je ne vous en raconte pas davantage à son sujet et je vous laisse soin de le découvrir via le jeu des questions et des réponses, auquel il s’est soumis avec plaisir !

Alexandre, dis Maximus !

Bonjour, Alexandre. Tout d’abord, je suis ravi d’avoir fait la connaissance de ton livre et de ta personnalité à l’occasion du Salon de l’Auto-Édition de Pierre Bénite, même si ce fut bref. Cela étant dit, si tu le permets, on va directement entrer dans le jeu des questions et des réponses.

Pour commencer, pourrais-tu te présenter en quelques mots, ou en quelques phrases si tu es loquace, et nous donner une idée de qui est Alexandre Allamanche et ce qu’il fait dans la vie.

Bonjour Chris, je m’appelle donc Alexandre Allamanche, j’ai trente-sept ans, je suis marié et père de deux enfants. Je vis en Rhône-Alpes où je travaille sur les réseaux électriques.

Ensuite, parlons de ton lien avec l’écriture. Quand as-tu commencé à écrire ?

J’ai toujours aimé les livres, avant d’inventer mes premières histoires, je recopiais des textes que je modifiais et auxquels j’ajoutais des dessins…

Ton livre nous fait voyager dans le temps et dans l’histoire de l’Humanité. As-tu une source d’inspiration ou une influence qui t’a incité à te lancer et à retranscrire une période spécifique de l’Empire romain ?

L’Histoire m’a toujours intéressée, et en premier l’Empire Romain. Au fil des années, j’ai élargi mon champ d’investigation Historique, mais Rome reste mon premier Amour si j’ose dire. Et Trajan, dont je raconte donc l’histoire et le règne dans Le Treizième Empereur, a eu un règne propice à servir de socle à un roman…

L’évolution de l’Empire Romain durant le règne de Trajan.

Dis-nous, avant tout, es-tu un passionné d’histoire ou de littérature ?

Je crois que j’ai été intéressé par l’Histoire avant la littérature, mais feuilleter des livres d’Histoire m’a préparé à lire des livres d’histoires !

Certains auteurs ont besoin d’expier leurs souffrances quand d’autres rêvent de s’évader de notre monde. Chaque écrivain a une flamme qui lui est propre, quelle est la tienne ?

Une période sombre de m’a vie m’a peut-être incité à commencer mon premier roman, mais je ne pourrai pas l’affirmer, quoiqu’il en soit, c’est bel et bien l’envie de m’évader et de faire voyager le lecteur qui me fait écrire aujourd’hui.

Je sais que ton livre a remporté une récompense, le prix Enedis. Félicitations pour cette reconnaissance amplement méritée. Peux-tu nous en dire davantage à ce sujet, pour ceux, comme moi, qui ne connaissent pas ce titre ?

C’est l’entreprise dans laquelle je travaille, ENEDIS, anciennement EDF puis ERDF, qui organise ce concours pour la seconde année je crois. J’ai envoyé mon texte et PDF avant l’été, et je monte donc à Paris le 15 novembre prochain.

Le Treizième Empereur ressemble à un hommage au péplum. Es-tu un amoureux de ce genre ?

Pas forcément ! Même si Ben-Hur avec Charlton Heston ou Spartacus avec Kirk Douglas font partie de mes classiques, je ne suis pas plus intéressé par ce genre précis. Cela est dû je crois au fait que j’ai lu pas mal de livres sur l’Antiquité Romaine, et que de nombreux détails apparaissant parfois dans ces films vont à l’encontre de ce que j’ai appris et me gênent. Mais J’essaie de passer outre en me disant que ce ne sont que des films, et pas des documentaires !

Pour rebondir sur la question précédente, au cours de ma lecture, j’ai senti une précision dans les détails telle que l’atmosphère de l’époque était bien restituée et j’avais l’impression que tu avais été Romain dans une vie antérieure. Peux-tu nous parler du travail que cela a représenté pour toi que de représenter le mode de vie de l’époque au travers de descriptions et de commentaires extrêmement réalistes ?

J’ai vraiment lu des dizaines d’ouvrages sur Rome avant et pendant l’écriture, et cela m’a peu à peu fait entrer dans cette période je crois. J’ai essayé de penser comme les hommes et les femmes qui ont vécu dans cette période. J’ignore si j’y suis parvenu, mais si un jour je rencontre Trajan, Hadrien, Plotine ou Décébale, j’espère qu’ils ne me jugeront pas trop sévèrement… (rires)

Pendant et après ma lecture, je suis allé sur Internet vérifier certaines informations, non pas que je doutais de toi, mais parce que j’avais envie d’en savoir davantage et de comprendre où s’arrêtait le témoignage historique et où commençait la fiction. Je t’avoue que, pour la première partie du roman, je n’ai pas vraiment su faire la différence. J’ai l’impression que tu as plus laissé libre cours à ton imagination dans la seconde partie. Vrai ou faux ?

C’est exactement ça, mon cher Chris ! La deuxième partie du règne de Trajan est bien plus difficile à cerner, Historiquement, les sources étant bien moins nombreuses, et cela m’a permis d’intégrer l’intrigue que j’ai créée.

On a échangé furtivement à la fin du salon. Tu m’avais alors évoqué un projet naissant : un roman de science-fiction. Cela signifie que tu ne comptes pas devenir une figure de proue de la littérature historique en France et que tu comptes varier les genres ? N’as-tu pas pensé devenir le Christian Jacq de la civilisation romaine ?

Oh j’ignore si je suis promis à un tel avenir, mais comme je le dis souvent à des personnes achetant mon roman, je suis ouvert à n’importe quelle critique le concernant, mais pas celle qui remettrait en question l’aspect Historique du livre. J’ai du lire 80% des livres traitant de cette période, cela n’a rien de glorieux, mais mes sources sont celles d’ouvrages reconnus pour leur justesse et leur précision.

Connais-tu Steve Berry, un auteur américain qui utilise des événements et des personnages historiques pour donner du corps aux aventures de Cotton Malone, son héros ? Sinon, quels sont les auteurs qui t’ont influencé ?

Oui j’ai lu un livre ou deux de Steve Berry, j’avais passé un bon moment avec lui…

J’ai lu presque tout Jules Verne, et je crois que c’est son style qui m’a le plus marqué et j’espère inspiré. Après, mon livre favori est Les Misérables de Victor Hugo. J’adore aussi Maupassant, Dostoïevski, Dumas ou encore Edgar Allan Poe. Je pars bientôt en vacances pour quelques jours, j’emmène Guerre et Paix de Tolstoï… Je donnerai mon avis sur ma page d’auteur.

Le sort en est jeté, Jules !

En outre, peux-tu nous parler de ce projet SF qui a avancé depuis le temps, il me semble ?

Oui, tout à fait, j’ai franchi la barre des 75 000 mots. Je n’ai pas repris depuis quelques jours, le travail, la famille, mais aussi le fait que je suis à un moment charnière, et que j’ai besoin d’affiner mes idées…

Si je ne me trompe pas, tu as pris le choix de publier toi-même tes livres, en passant par un intermédiaire : Bookelis. Comptes-tu retenter le choix de l’auto-édition à l’avenir et en ayant recours à la même plate-forme d’édition ?

Oui absolument, je repartirai avec Bookelis, avec qui tout s’est toujours bien passé.

Que peux-tu nous dire au sujet des services rendus par Bookelis ?

Oh assez peu de choses en fait… Je n’ai pas utilisé beaucoup de leurs services, mais je sais qu’ils proposent des aides pour la couverture, la correction etc… Mais je n’ai pas fait appel à eux pour ça.

Je n’ai pas réussi à trouver ton livre sur Amazon, je me le suis procuré directement sur Bookelis. M’y suis-je mal pris ou existe-il un rapport d’exclusivité avec Bookelis ?

Non il n’y a pas d’exclusivité, mais je n’ai pas pris le temps de passer par autre chose que Bookelis. Je pense qu’aujourd’hui, les lecteurs n’achètent pas ou peu des livres d’auteur totalement inconnus sur de si grandes plates-formes. J’ai vendu presque la totalité de mes livres de la main à la main, par des gens qui, ayant discuté avec l’auteur, ont eu envie de découvrir le livre, je ne pense pas qu’ils l’auraient acheté s’ils ne m’avaient pas vu… Mais peut-être ai-je tort…

Passons à des questions plus personnelles. Ressens-tu une émotion particulière lorsque quelqu’un lit l’un de tes livres, du moins ton livre pour le moment — mais je ne doute pas qu’il y en aura d’autres — ou quand tu découvres une chronique ?

Bien sûr ! C’est toujours une joie intense que de voir quelqu’un se laisser tenter par mon livre ! De même, un like supplémentaire sur ma page d’auteur Facebook, ou un commentaire/avis découvert en rentrant du travail me procure toujours un vif plaisir.

As-tu un lecteur privilégié dans ton entourage ?

Mon épouse Angélique est toujours ma première lectrice. Deux cousins et plusieurs amis me lisent également au fur et à mesure, en me donnant leurs avis respectifs qui vont presque toujours dans la même direction. J’améliore alors mon texte en fonction de leurs retours avant de poursuivre.

Si tu étais un livre, ou un personnage de roman, qui serais-tu Alexandre Allamanche ?

L’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson, que je lis une fois par an depuis vingt ans sans me lasser.

L’écriture est-elle ton activité principale ? Exerces-tu une profession ou d’autres passions ?

Je ne vis pas de mes textes, je travaille comme je l’ai dit sur les réseaux électriques, aériens souterrains, basse et haute tension. J’aime la bande-dessinée, la moto, et les animaux. J’ai un chien génial, Tobi, et une cochonne nommée Falbala, quelques lapines, poules et canards qui gambadent derrière la maison.

Être auteur ou écrivain est un métier particulier, comment cela se passe-t-il avec ton entourage ? Il te soutient ?

Ma femme m’encourage et me conseille depuis toujours, dans l’écriture et le reste d’ailleurs…

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