L’inspiration

L’inspiration. Un terme élégant pour définir un concept primordial dans la vie d’un auteur, celui qui nous permet d’éviter d’affronter le traumatisme de la page blanche qui ne veut se remplir de caractères textuels. Voilà le premier sujet que j’ai décidé d’aborder, au moment de donner une nouvelle trajectoire à mon site Internet. Animé de l’intention de partager avec vous les origines florissantes de ma créativité, je décide donc de m’ouvrir à vous en toute sincérité.

Les sources de l’inspiration

L’inspiration naît, dans mon cas précis, des intentions d’auteur qui se cachent derrière mes lignes. Parfois, ces dernières sont subtiles, à d’autres moments, je crains que non. Oui, il m’arrive de mettre les pieds dans le plat, mais pas toujours ! Mais ne digressons pas trop! Je sens déjà la flamme de mon inspiration me guider vers des pâturages chatoyants, qui n’ont aucun rapport avec le sujet que je me suis décidé à évoquer avec vous. En réalité, si j’ai toujours une esquisse d’intrigue qui se développe dans mon esprit avant la phase d’écriture d’un roman, différents thèmes ne cessent de vagabonder dans mon esprit et ils me servent en quelque sorte de boussole. Par exemple, dans L’Architecte du Temps, ma dernière parution prévue pour le 12 octobre 2018, mon désir n’était pas simplement de divertir le lecteur et de lui proposer de voyager dans le temps dans un Londres dont le paysage ne cesse d’évoluer.

Si je n’ai pas la prose d’Émile Zola ou de Victor Hugo, des auteurs magnifiques porteurs de réflexions et de messages en corrélation avec leur époque, j’ai tout de même l’ambition de me creuser un peu les méninges et de réfléchir. Dans le livre que je viens de citer, cela s’est traduit par une mise en perspective des conséquences de nos actes, mais aussi de la modernisation, de la révolution industrielle et de l’accélération de la création matérielle au détriment des éléments naturels qui nous donnent vie et nous permettent de manger, de boire et de respirer. Notre rapport avec la planète Terre est l’une de mes principales sources d’inspiration, je dois l’avouer. Et j’ai cherché sciemment à trouver un angle de réflexion permettra de mettre en lumière les conséquences de nos actes dans l’instant présent sur les générations futures. En comprenant bien un fait pour acquis, nous pourrions très bien être les représentants de cette génération future, condamnée par ses prédécesseurs !

La nature, un refuge d’une beauté inestimable

Les influences pernicieuses

Maintenant, une fois que j’ai développé mes messages, je décidé de m’amuser, de divertir ou éventuellement d’essayer d’en mettre plein la vue, quitte à  ce que l’histoire prenne une tournure dramatique. Et là, je lâche les chevaux, je matérialise des créatures que j’aimerais rencontrer, j’imagine des vaisseaux que je rêverais de voir voler dans le ciel. En somme, j’essaie de libérer mon esprit. Sans le vouloir, je me laisse influencer par les créations qui ont bercé mon enfance, mon adolescence, ma jeunesse et ma vie d’adulte. Quand j’en suis conscient, je glisse un clin d’œil, une référence à un univers créé par un autre de mes semblables. Je me souviens d’ailleurs de l’une des premières critiques que j’ai reçu pour mon premier livre : Une Ère Nouvelle. Bon, en la lisant, vous allez vous dire, il ne se fait pas une bonne publicité. Mais, il faut savoir que la critique était en partie justifiée et que, depuis, j’ai retravaillé ce roman qui me tient à cœur, car il est celui sans lequel les autres n’auraient pas existé. Mais, encore une fois, je divague. La critique, la voici :

Ce livre, assez mal écrit, ressemble à s’y méprendre à une compilation de choses connues. Stargate, Bordages, Hunger Games, X-Men… Le rythme est prenant, mais souvent le fil est décevant.

Là où je veux en venir, c’est que consciemment ou inconsciemment, on se laisse forcément influencer par des œuvres d’art qui nous ont marqué. Toutefois, en toute honnêteté, parmi les créations citées par ce lecteur, il n’y a que celle du film Stargate dans laquelle je me suis retrouvé. je n’ai jamais vu ni lu Bordages, je n’ai lu que bien plus tard Hunger Games, et je n’ai toujours pas vu les films, et si j’avoue avoir vu plusieurs films X-Men, je ne pense pas avoir été inspiré par cet univers au cours de la rédaction du premier tome de la saga Les Quatre Éléments, mais je concède volontiers avoir été influencé par d’autres œuvres, dont l’animé Avatar. L’humanité étant en perpétuelle évolution, il devient de plus en plus difficile de se renouveler sans mettre en scène, qu’on le veuille ou non, des phénomènes qui n’ont pas déjà été adaptés au préalable par un autre humain. En fait, j’irais même plus loin, je pense que quand l’on crée, on ne crée pas tout seul. Notre cerveau vient puiser des idées dans le monde qui gravite autour de lui. Nous nous inspirons les uns, les autres, ce qui me paraît tout naturel. Et cela se manifeste principalement dans notre mode de vie quotidien et dans la courbe de l’Humanité au fil des siècles.

N’est-ce pas mon désir de franchir le seuil de ce portail qui m’a incité à le matérialiser dans les Quatre Éléments ?

La naissance des personnages

Ces affirmations sont également valables pour la création des personnages. Je dois vous avouer qu’il n’y a rien de plus exaltant que de créer un personnage. Parfois, on sait qu’on va donner vie un personnage et qu’il nous en faut un avec des caractéristiques bien spécifiques dès le début. Parfois, on est dans le feu de l’action et, tout d’un coup, on arrive à une scène qui nous impose l’apparition d’un personnage. Cela n’arrive peut-être pas à tous les auteurs, mais pour moi, c’est un cas de figure vraiment fréquent. Il faut imaginer sa tenue, sa coiffure, la forme de son visage, sa silhouette. Plein de paramètres entrent en jeu et ils vont déterminer le parcours que l’on va dessiner pour lui. Il ne faut donc pas choisir à la légère. Ne serait-ce que son nom ? Alors, comment je procède ? Est-ce que je m’y prends de la même manière que mes confrères ? Pour être parfaitement honnête, je n’en ai pas la moindre idée…

En fait, je pense avoir plusieurs cordes à mon arc. Il m’arrive parfois d’utiliser et  de caricaturer le physique et la personnalité de connaissances, qu’elles soient vagues ou parfois vraiment proches. Michele Ribardielli, un personnage phare de mon premier livre m’a été inspiré par l’un de mes meilleurs amis. Mais je peux totalement inventer un corps qui n’existe alors que dans ma boîte crânienne. Enfermé, à l’étroit dans ma tête, je le libère et lui permets de vivre, non pas grâce à ma plume, mais bel et bien grâce aux touches de mon clavier.

En ce qui concerne les noms ou les sobriquets, je joue tel un enfant à l’imagination fertile. J’essaie des associations de syllabes lorsqu’il s’agit de science-fiction, éventuellement, il m’arrive de chercher des prénoms d’origine exotique sur la toile et de m’en servir ou de les déformer, je peux même réaliser des anagrammes à partir du nom de personnes de mon entourage ou de personnes connues dans le cadre d’un clin d’œil que je souhaite glisser. Ce fut le cas d’un auteur bien connu dans L’Architecte du Temps, soit  dit en passant, avant d’incorporer plus tard un personnage qui a bien vécu, le temps d’un chapitre : Gustave Eiffel.

L’inspiration est une muse qui prend parfois les traits de votre compagne, lorsqu’elle vous aide à imaginer le premier modèle de couverture de votre tout premier roman, en vous racontant l’image dont elle a rêvé la nuit précédente.

En outre, je dirais que de nombreux qualificatifs peuvent être mis à bon escient pour définir l’inspiration. Mais si je devais n’en conserver qu’un, je dirais qu’elle est capricieuse. Parfois, elle nous porte sur ses ailes, tel Pégase qui plane au-dessus des cimes de l’Olympe, c’est-à-dire avec une aisance déconcertante, presque semblable à de l’arrogance. En d’autres jours, elle nous fait défaut et il nous faut forcer notre nature créatrice pour obtenir ses faveurs. Elle peut même être capricieuse tellement elle peut s’avérer fertile et généreuse. L’écrivain que je suis arrive parfois à des carrefours de ses histoires où il doit décider de la  destinée  d’un personnage. Va-t-il poursuivre son cheminement en compagnie de ses compères de fiction ou va-t-il devoir passer l’arme à gauche et conclure son aventure de manière prématurée ? Je ne sais pas toujours, dans l’instant, quelle est la meilleure décision à prendre. J’aime trancher et suivre ma première impression, quand bien même je me désole de constater qu’il s’agit du meilleur contre-pied scénaristique. Ce fut notamment le cas lorsque j’ai dû condamner l’un de mes personnages principaux dans Les Fils du Destin.

Toi, mon cochon, tu vas me rejoindre !

En résumé…

L’inspiration est donc composée d’un incroyable mélange d’ingrédients et j’ai bien peur de n’avoir identifié qu’une mince partie des éléments qui rendent cette recette savoureuse. Toutefois, cette muse prend parfois les traits d’une chroniqueuse que l’on a contactée ou bien d’un lecteur inconnu qui a pris le « risque » de lire notre livre et qui vient nous confirmer que le message que l’on a voulu faire passer, à travers elle, a bel et bien été expédié et décrypté par au moins une personne. J’en veux pour preuve cette critique d’Une Ère Nouvelle, qui vient contrebalancer avec la précédente :

Très bien écrit. Un livre qui fait rêver de liberté pour les peuples du monde entier… Vivement la suite !

Quand tu lis ça, tu restes coi pendant quelques secondes, ton ventre tremble, une douce chaleur se diffuse dans ta poitrine, puis ton instinct reprend le dessus : On remet ça ?

Et quelques années plus tard, tu n’as peut-être pas la renommée d’écrivains comme Bernard Werber ou d’autres, mais tu as une saga composée de quatre livres qui donnent du sens à ta vie et, tu l’espères en ton for intérieur, à une partie des lecteurs qui auront tourné les pages de chacun de ces différents volets d’un seul et même bloc : Les Quatre Éléments.

Et l’inspiration qui t’a permis d’en arriver là, elle quitte tes livres, se déguise, revêt d’autres formes, matérielles ou immatérielles, et continue de t’aider dans ta vie d’homme.

Pour conclure, j’aimerais remercier Antoine Delouhans, l’un de mes partenaires de l’association Les Plumes Indépendantes, pour m’avoir donné envie de transformer mon site qui ressemblait à une vitrine, afin de l’alimenter avec des articles plus personnalisés. Il a suffi de quelques mots de sa part et d’avoir lu quelques articles sur son site… Rien de plus… Et voilà que l’inspiration a encore frappé ! Cette fois-ci, elle avait pris l’apparence d’un autre auteur ! N’est-elle pas malicieuse ?

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